ATTENTION VOL TACTIQUE !!!!

Afin de se préparer aux engagements opérationnels, les équipages de l’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) s’entraînent quotidiennement au vol de combat, de jour comme de nuit.
L’objectif de ces vols est de réduire le niveau de menace de l’ennemi, voire de s’en affranchir, tout en apportant aux équipages les savoir-faire indispensables pour voler en sécurité.

Accès à l’information
Ces entraînements sont conduits dans les secteurs VOLTAC publiés au MIAM ENR 5.2 (Manuel d’Information Aéronautique Militaire).
Ces informations sont disponibles sur le site internet de la Direction de la circulation aérienne militaire (DIRCAM) :
https://www.dircam.dsae.defense.gouv.fr/fr/documentation-4/miamCarte.

A compter du 27/02/2020, ces informations seront insérées à l’AIP, partie ENR 5.3.

Caractéristiques
Ces vols particuliers ont la caractéristique de se dérouler :
• A faible hauteur, entre 0 et 150m/500ft ASFC,
• De jour comme de nuit,
• Avec des hélicoptères isolés, en patrouille (de 2 à 3) ou en module pouvant regrouper jusqu’à 20 appareils,
• En cherchant à se fondre dans le relief,
• En vol stationnaire, derrière des masques (bois, relief),
• Avec des hélicoptères camouflés,

L’effet recherché est que l’ennemi détecte l’appareil le plus tardivement possible.

L’effet induit est que :
Le décollage d’un ULM comme un paramoteur, hors aérodrome ou plateforme référencée, ou encore le vol d’un drone ou d’un aéromodèle dans la campagne exigent une vigilance supplémentaire, particulièrement si ces opérations sont masquées par de la végétation ou la topographie du terrain.
Visuellement, un guetteur au sol chargé de la surveillance de l’espace aérien environnant, ou le pilote d’un ULM, détecteront très tardivement un hélicoptère en vol tactique. Le temps pour prévenir un rapprochement dangereux sera très court et peut-être insuffisant.
Même s’ils entendent l’hélicoptère, un télépilote de drone ou un parapentiste peuvent avoir des difficultés à déterminer l’origine précise du son, en particulier s’il y a du vent.
Egalement, plus le drone sera haut et plus il faudra de temps pour le ramener au sol.

Les équipages d’hélicoptères sont capables d’appliquer le « voir et éviter » vis-à-vis d’un aéronef habité, mais il est difficile, voire illusoire, qu’ils puissent détecter un drone de petite taille.

Il faut donc rechercher activement l’information concernant les activités de vols tactiques, et ne pas hésiter à

prévenir par appel téléphonique, si vous prévoyez des opérations à basse hauteur durant ces activités.

Source : https://securitedesvols.aero/productions/les-phases-de-vol/preparation/preparation-du-vol/attention-vols-tactiques